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jeudi 27 janvier 2011

C'est tout à fait ça.

J'ai trouvé un ami et il s'appelle Boulet : allez voir chez lui et cliquez sur le 6 janvier dans le calendrier sur la gauche.

lundi 21 juin 2010

Tu perds ton temps

... avec ce petit jeu vachement original et un peu bizarre.

vendredi 11 juin 2010

Animation

Je suis tombé par hasard sur ce court métrage d'animation sur Arte, qui donne à réfléchir en ces temps de crise économique.

vendredi 26 mars 2010

Ça fait du bien

Je vous recommande la lecture du dernier billet de Maître Eolas, dont les facultés de démêlage de problèmes compliqués font mon admiration. Ça parle des petits délinquants et de leur type physique. Ça pourrait bien être la réponse définitive au discours du FN.

Il y a un lien permanent vers le blog de Maître Eolas dans la colonne de droite. C'est toujours extrêmement intelligent, quoique souvent sur des sujets plus spécifiquement juridiques.

dimanche 7 février 2010

Vénus tétrapyre 2

Je continue à réfléchir à ce jeu de Bayonetta. Une chose assez originale là-dedans est le rôle des cheveux : Bayonetta porte une combinaison de cuir qui – astuce ! – est en fait constituée de sa chevelure, dont elle fait ce qu’elle veut.

De fait, elle s’en sert surtout pour effectuer des coups spéciaux : elle la modelant en poing et en pied géants ou en monstres divers afin de laminer l’adversaire. Bien entendu, ça donne lieu à toutes sortes de déshabillés, puisque ses cheveux ne peuvent pas à la fois la vêtir et concasser des titans. Au risque de faire de la psychologie de comptoir, il est intéressant de constater qu’une des armes les plus puissantes de Bayonnetta, c’est sa chevelure. Or il s’agit d’un moyen de séduction bien connu, avec un caractère d’animalité marqué. Concomitamment, on peut dire que c’est quand elle est nue qu’elle est la plus efficace.

Le parallèle entre séduction et tuerie est donc permanent ; en miroir, du côté des victimes, de caractère plutôt masculin, on trouve le parallèle entre beauté et danger. Faut-il le comprendre comme une revanche de la femme ou comme un propos sexiste ? De manière prosaïque, il me semble qu’il s’agit pour l’entreprise qui produit le jeu d’accrocher le joueur (toujours un homme pour ces jeux-là) de deux façons : en lui présentant une femme irrésistible et outrageusement séductrice, qui lui fournit par ailleurs une puissance de destruction spectaculaire.

Maintenant, pourquoi un homme se plaît-il à jouer un personnage ultra-féminin ? S’agit-il de réaliser un fantasme inconscient en se glissant dans la peau d’une femme idéale ou s’agit-il du plaisir de la commander, de faire d’une telle femme sa créature ? En effet, le joueur maîtrise presque tous les mouvements du personnage, c’est l’objet même de ce type de jeu. Ou s’agit-il simplement de se rincer l’œil tout en laissant libre cours à des envies de destruction ? Un peu des trois, je dirais, à différents niveaux de conscience.

Dernière remarque : le jeu reprend une inversion désormais classique dans les jeux vidéo où on incarne un « méchant » (une sorcière) qui doit exterminer des « gentils » (les anges). Cependant, c’est fait de telle sorte qu’on a beaucoup plus envie d’être du côté de la méchante que de celui des gentils : elle est séduisante et ils sont monstrueux.

mercredi 3 février 2010

Vénus tétrapyre

Pour faire suite au poème sur Bayonetta, je veux souligner ici quelques aspects du jeu qui m’ont fait réfléchir. Tout d’abord, présentation en deux mots : Bayonetta est une sorcière, héroïne d’un jeu de baston sur Playstation 3 et XBox 360, de conception japonaise. Tout en finesse, il s’agit de dégommer des ennemis en grand nombre, grâce à des techniques d’arts martiaux et des armes diverses.

Pourquoi en parler ici ? C’est qu’il s’agit d’un objet somme toute intrigant, dont plusieurs détails m’ont frappé.

Tout d’abord le caractère excessivement sexuel du personnage, qui saute aux yeux : Bayonetta est une bombe. Les concepteurs du jeu ont joué cette carte, là encore, tout en finesse, puisque la demoiselle se déhanche à se coller des hernies et passe son temps une sucette à la bouche. Bon, jusque là, rien de bien nouveau, Lara Croft était déjà sur cette veine il y a dix ans.

C’est aussi le cas concernant les proportions de Bayonnetta. On connaissait les proportions impossibles de Barbie, on est là dans le même ordre d’idées. Les jambes notamment du personnage sont démesurées. Ce qui est drôle, c’est qu’elle a une très petite tête. N’en tirons pas de conclusions hâtives sur les goûts des joueurs auxquels le produit s’adresse… En tout cas, ça contribue à lui donner un air étrange, presque monstrueux.

Cela dit, les joueurs ne sont pas complètement dupes du versant sexuel : sur les forums, ils soulignent ce point mais passent très vite à des considérations techniques sur la jouabilité etc.

Plus spécial, l’esthétique. Je trouve très réussi ce genre néo-gothique féérique très exubérant : les décors comme le personnage de Bayonetta parlent vraiment à l’imagination. Elle a une coiffure un peu bizarre, qui fait penser aux Espagnoles du siècle dernier. Et surtout, elle a des lunettes. Alors ça, ça m’a scié. Une égérie sexuelle, clairement un fantasme digital, avec des lunettes !

Donc j’ai fait une recherche sur Internet pour voir un peu la réaction des gens. Les joueurs, manifestement, s’en foutent un peu. En revanche, j’ai vu sur certains blogs consacrés à la mode que Bayonetta avait parfaitement flairé la tendance et s’était équipée de l’accessoire indispensable de la saison. Me voilà donc renvoyé à ma ringarditude stylistique. Soit dit en passant, ses lunettes doivent être soudées à sa boîte crânienne, je ne vois pas sinon comment elle pourrait faire sa petite gymnastique sans les faire valser.

J’ai aussi été frappé (oui) par certains coups spéciaux et accessoires de Bayonnetta : les pistolets dans les talons, les invocations pharaoniques à base de cheveux démoniaques, tout ça contribue à mettre en forme un univers très attrayant pour l’œil, même s’il est visiblement un peu stérile à la longue. Mais, que diable, nous sommes dans un jeu vidéo tout de même.


Autre point frappant : le nom. « Bayonetta » évoque un mélange de violence sanglante, de baby-doll et, peut-être aussi, de France, ou d’histoire. Je ne me rends pas très bien compte de la connotation du mot en anglais. En tout cas, c’est magnifiquement trouvé et ça colle parfaitement au personnage. A propos de linguistique, dans les vidéos en anglais que j’ai vues, Bayonetta parle avec un accent… anglais. Non, ça n’est pas une évidence car les accents sont plutôt américains dans les jeux vidéo. Mais il semble que les concepteurs aient voulu donner une teinte un peu historique, voire antique, au personnage, sans doute pour renforcer son côté venu du fond des temps.

Enfin, dernier point, c’est cette vidéo. Il y a un type, peut-être au Japon vu son pseudo, qui a fait tout le jeu sans pratiquement prendre un seul coup. Je n’ose imaginer le temps qu’il y a passé. Voulant faire profiter l’humanité de ses exploits, il a tout filmé et tout mis sur Internet. Voilà un système qui m’échappe.

Pour conclure, cette découverte a été pour moi un carambolage avec un univers passablement étrange, que je décrirai comme cupide-kitsch-sexy-autiste, mais comportant des aspects fascinants. Le soin avec lequel le personnage est construit, dans un but de séduction aussi brutale que ses combats, est frappant. Derrière les apparences raffinées, on nage dans l’animalité brute. A tel point que ça m’a fait venir un poème.

samedi 12 décembre 2009

Fisherman's Friend

Tombé sur une petite pépite aujourd'hui : "Blood & Alphabet Soup" de Marcy Playground. Pas de texte au-delà du titre mais ça dégage les bronches et rappelle le bon son de Nirvana.

Dispo sur Deezer.

dimanche 22 février 2009

Xénogreffe

Je ne suis vraiment pas connaisseur en matière de cinéma mais je trouve que François Ozon porte bien son nom. Ricky est un film atypique. Ça ressemble à un film social, très râpeux, âpre, où le personnage principal est solitaire et un peu parano. Et dans ce décor plus que morose, réaliste et lézardé, Ozon plante un événement absolument invraisemblable.

Attention, le paragraphe suivant décrit l’événement en question. Peut-être voudrez-vous arrêter de lire ici.

Le procédé s’apparente à une xénogreffe, puisque Ozon plante des ailes de poulet dans le dos d’un bébé et que, ce faisant, il mélange des genres habituellement bien étanches : la chronique sociale et le fantastique.

Le quotidien triste devient alors une fable camouflée sur la maternité, la perte d’un enfant et la famille, avec ce que ça comporte d’emmerdements. Dans un autre genre, ça fait penser au procédé de Jeunet dans Amélie Poulain : une fable sous les apparences du réalisme (c’est d’ailleurs la même productrice).

Donc, sans avoir été transporté, j’ai été pris et décalé, j’en suis sorti plus riche qu’avant. J’aime bien ces films qui ne sont pas livrés sous blister avec notice. Et puis c’est l’occasion de voir Alexandra Lamy dans un rôle très sec, où elle irradie assez fort. Sergi Lopez est toujours un peu fascinant avec son air de taire le plus important. Et j’ai spécialement aimé la petite Mélusine Mayance, en grande sœur à qui on demande un peu trop.



Une interview intéressante de François Ozon sur Evene.

dimanche 11 janvier 2009

Est-ce que ta femme seront là ?

C'est pas la chanson du dimanche mais c'est bien aussi : "Le jour de la mort de Johnny". Apparemment elle est régulièrement supprimée donc il faudra peut-être insister.

mardi 9 décembre 2008

Croûte ou carotte ? (2)

Soyons poétiques

Revenons à la métaphore du piano : dans un piano, quand on joue une note, il n’y a pas qu’une seule corde qui vibre. D’autres cordes vibrent aussi, parce qu’elles sont liées à la première par des phénomènes acoustiques.

Parallèlement, en nous, certaines cordes dormantes s’éveillent petit à petit, par résonance, quand on touche les cordes qui leur sont liées. On finit ainsi par apprécier pleinement certaines choses auxquelles on était initialement totalement réfractaire.

Soyons prosaïques

L'évolution du facile vers l’enrichissant est une forme d’apprentissage : un objet bien connu devient lassant, on se porte alors vers un autre. La nouveauté, qu’elle soit ou non mâtinée de difficulté, provoque le renouveau du plaisir. C’est le syndrome de Don Juan, étendu à tous les sujets (si j’ose dire). A noter que, dans sa recherche de nouveauté, Don Juan fait preuve d’un goût prononcé pour la difficulté, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

A noter également que le travail du cerveau évolue parallèlement à l’apprentissage : les zones cérébrales mises en jeu dans une activité nouvelle (cortex frontal) ne sont pas les mêmes quand cette activité est maîtrisée.



Alors, croûte ou carotte ?

Le plaisir est-il lié à l’immédiateté (la croûte) ou à la profondeur (la carotte) ? Les deux, il s’agit simplement de stades différents dans l’apprentissage d’un domaine. Après, on peut porter des jugements sur la valeur du plaisir lié à chaque étape d’un apprentissage. Je m’en garde : la subtilité n’a pas plus de valeur en soi que la simplicité. En revanche, on est forcément moins enrichi par des choses connues que par des choses inconnues.

Plus égoïste : si je peux me montrer condescendant face à qui se régale d’un roman à l’eau de rose, je peux commettre le même péché en m’extasiant devant une décoration lourdingue. Chacun est le plouc d'un autre.

Voilà donc une conclusion bien politiquement correcte. Mais de fait, on ne peut pas être partout, à cause du « coût d’opportunité », comme disent les financiers : le temps est une ressource limitée, si je le consacre à ce livre épineux de James Joyce, je ne pourrai pas l’utiliser pour aller voir telle expo ou simplement cuisiner le dîner.

Autre dimension du problème : l’âge joue aussi un rôle dans l’évolution des goûts. Bien entendu, l’accumulation d’expérience s’inscrit dans le temps. On constate cependant certains changements qui s’accommodent mal d’une explication aussi linéaire. Par exemple, les enfants en général n’aiment pas les aliments amers. Cela change à l’âge adulte : le goût pour le café, le vin rouge, les endives vient tard et, surtout, vient d’une manière assez subite. On dit aussi que les gens âgés aiment le sucre. On peut donc soupçonner que des changements physiologiques engendrent des tendances lourdes, auxquelles se superpose l’expérience de chacun.

On retombe ici sur une vieille dichotomie : l’inné et l’acquis. Mais c’est un très vaste débat, qui justifiera sans aucun doute moults billets et billevesées.

Ainsi, comme on m’a appris à l’école, je finis mon devoir sur une ouverture.



Sur l’apprentissage (avec un point intéressant sur l’oubli nécessaire) :
http://www.lexpress.fr/informations/les-mysteres-de-l-apprentissage_635776.html

samedi 6 décembre 2008

Croûte ou carotte ? (1)

Et le plaisir dans tout ça ?

Je reprends mon billet du 24 novembre sur la littérature. Je concluais en faisant le constat d’une certaine polarité opposant livres faciles et enrichissants mais que fait-on du plaisir dans tout ça ?

La réponse évidente est qu’on tire du plaisir des deux types de lectures. Par contre, ce qui est certain, c’est qu’il s’agit de plaisirs différents.

Dans le cas des livres faciles, c’est l’impression de vivre une aventure. Dans celui des livres enrichissants, c’est plus subtil. Il y a un plaisir esthétique, c’est-à-dire le plaisir de se frotter à quelque chose qu’on trouve beau, sur la forme ou sur le fond. Il y a aussi le plaisir de voir développé quelque chose qu’on sent sans pouvoir l’exprimer ou quelque chose qu’on peut partager profondément. La résonance est ainsi une composante essentielle du plaisir le plus enrichissant dans la lecture. D’ailleurs dans tous les arts, la grande merveille de l’auteur est de savoir faire vibrer en nous des cordes connues ou, mieux, inconnues.

J’en viens à mon propos : les plaisirs donnés par différents livres diffèrent. Généralement, ils s’inscrivent dans une progression. Beaucoup d’enfants et d’adolescents sans intérêt pour la lecture se passionnent pour Harry Potter. Par la suite, ils cherchent d’autres livres et, progressivement, prennent goût à la lecture elle-même. C’est alors que commence une alchimie intrigante.

D’Asimov à Zola

On dit qu’on cultive son goût. De fait, on passe d’un plaisir simple et immédiat à un plaisir plus complexe. Le plaisir a donc (au moins) deux dimensions : l’immédiateté et la profondeur. Quand on aime Harry Potter ou Asimov, on est tout de suite pris par l’univers imaginatif et les rebondissements. Mais qu’en reste-t-il ensuite ? Moins que chez Proust ou Céline.

Chez eux, c’est l’humain et l’esthétique qui priment. Ces éléments sont moins immédiats, mais ils durent plus longtemps. Ils ont aussi une autre forme d’intensité : alors que les livres d’action parlent clairement, les autres émettent un message plus subtil et diffus. Ils touchent aussi à des choses moins dicibles : la beauté et l’humain sont moins faciles à manier que la surprise et le suspense.

On peut concevoir que le passage d’un plaisir à l’autre soit progressif. Bien sûr, la polarisation des livres n’est pas absolue, loin de là, et il existe toute une gamme de livres jouant sur les deux tableaux. C’est en s’attaquant à des livres distillant des messages toujours plus subtils et profonds qu’on s’habitue à ce type de discours. Parallèlement, on s’habitue aux procédés fracassants des livres d’action, dont l’effet finit par s’émousser.

On peut faire le parallèle pour toutes sortes de domaines : il est assez évident en matière de cinéma. En musique classique, on peut commencer par le romantique pour aller vers le baroque et le contemporain. Le parallèle tient également en matière d’arts plastiques ; on commence par aimer la Joconde, puis (après une longue pratique) on finit par apprécier l’art contemporain. En BD, on commence avec Astérix et on finit avec de Crécy.


C’est donc tout simplement l’expérience qui nous guide. Par conséquent, l’évolution du goût n’est ni plus ni moins qu’un apprentissage vis-à-vis de nouveaux objets.


C'est bizarre, une fois écrit ça paraît évident mais ça ne l'était pas avant. Peut-être parce que cet apprentissage revêt une forme un peu inhabituelle, se faisant de manière souterraine, non organisée et sur le moyen ou long terme.





Les BD de Nicolas de Crécy :
http://www.bedeo.fr/pseudonymes-bd/DE-CRECY.Nicolas

mardi 2 décembre 2008

samedi 29 novembre 2008

Etre ou avoir

Aujourd'hui samedi 29 novembre, c'est la journée sans achat. L'idée de départ est écologique. Cependant, il s'agit aussi de ne pas se laisser réduire à un rôle de consommateurs mais d'être d'abord des parents, des amis, des citoyens, des artistes et/ou sportifs amateurs, des bricoleurs du dimanche, des promeneurs, des curieux.

Le hic, c'est que c'est aussi la journée de collecte des banques alimentaires aujourd'hui. L'idéal serait d'aller faire des courses uniquement pour la collecte mais c'est un peu trop demander... Espérons que les dates soient mieux coordonnées la prochaine fois.

Tout ça incite en tout cas à réfléchir à la répartition de la richesse dans le pays et sur la planète et à la répartition de notre temps et de notre énergie entre différents types d'activités. En d'autres termes, qu'est-ce que je veux être ? Comment est-ce que je veux vivre avec mes semblables et mon environnement ?




Plus d'infos sur le pourquoi du comment de la journée sans achat :
http://www.casseursdepub.org/index.php?menu=campagnes

Un article du Monde, seul grand quotidien à aborder le sujet :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/28/une-journee-sans-achat-contre-la-consommation-a-outrance_1124834_3244.html

mercredi 26 novembre 2008

Quadrumanie

J'ai toujours rêvé d'avoir des pouces opposables aux pieds, pour attraper des choses. Peut-être qu'à l'époque où c'était le cas, les femelles de nos ancêtres simiesques avaient quatre mamelles. Ceci expliquerait alors cela.

mardi 25 novembre 2008

Business wisdom

When you pay peanuts, you get monkeys.

mercredi 19 novembre 2008

Du concret

Les suites de Bach sont la seule preuve tangible de l'existence de Dieu.