vendredi 26 février 2010
jeudi 18 février 2010
Ballade du clochard rieur
Alors même qu'on n'y croyait plus
Un sourire fleurit sur sa face
Déformant ses bajoues poilues,
En cas d'urgence, brisez la glace :
Il a souri ! C'est dégueulasse,
On lui voit des chicots jaunasses,
N'empêche qu'on est quand même ému
De voir un vieux clodo tout jouasse.
Avec sa vieille trogne de merlu,
Ses yeux imbibés de vinasse,
On sent bien qu'il creuse tant et plus
Tout au fond de l'échelle des classes,
C'est plus une épave, c'est un cul
De basse fosse où l'ordure s'entasse,
Ça fait comme un soleil qui pue
De voir un vieux clodo tout jouasse.
Mais qu'est-ce qu'il a pris dans la vue
Pour dégringoler dans la rue ?
Est-ce qu'il s'est toqué d'une radasse
Qui l'a séché comme une sangsue ?
Sa boîte a licencié en masse
Pour s'implanter au Bahamas ?
Ça fout des questions tant et plus
De voir un vieux clodo tout jouasse.
Mon Prince, lâche-lui donc un écu,
Il vaut combien ton pardessus ?
Ça met de la joie dans la mélasse
De voir un vieux clodo tout jouasse.
Un sourire fleurit sur sa face
Déformant ses bajoues poilues,
En cas d'urgence, brisez la glace :
Il a souri ! C'est dégueulasse,
On lui voit des chicots jaunasses,
N'empêche qu'on est quand même ému
De voir un vieux clodo tout jouasse.
Avec sa vieille trogne de merlu,
Ses yeux imbibés de vinasse,
On sent bien qu'il creuse tant et plus
Tout au fond de l'échelle des classes,
C'est plus une épave, c'est un cul
De basse fosse où l'ordure s'entasse,
Ça fait comme un soleil qui pue
De voir un vieux clodo tout jouasse.
Mais qu'est-ce qu'il a pris dans la vue
Pour dégringoler dans la rue ?
Est-ce qu'il s'est toqué d'une radasse
Qui l'a séché comme une sangsue ?
Sa boîte a licencié en masse
Pour s'implanter au Bahamas ?
Ça fout des questions tant et plus
De voir un vieux clodo tout jouasse.
Mon Prince, lâche-lui donc un écu,
Il vaut combien ton pardessus ?
Ça met de la joie dans la mélasse
De voir un vieux clodo tout jouasse.
samedi 13 février 2010
Plastoc en stock
Saint-Valentin, fête en plastique
Qu’on nous ressert, qu’on nous enfonce
Dans la calebasse, à coups de trique.
« Si tu l’aimes, tu raques », on t’annonce.
Je suis allergique aux coups de semonce :
« Si t’es rat, t’es largué, t’abdiques
Ta vie sexuelle ». Moi, no panic,
A la Saint-Valentin, je pionce.
Y a des cœurs dans toutes les boutiques,
Y a des paillettes, du strass, des pics
De foule, les mecs se défoncent
Pour trouver le truc trop mythique
Qui fera fondre leur pouffe magnifique.
Si jamais la chérie, elle fronce
Un sourcil, ça y est c’est critique.
A la Saint-Valentin, je pionce.
Heureusement pour moi, ma tactique
Convient à ma femme : on applique
Les mêmes principes et on se dit qu’on se
Fait pas de cadeaux, qu’on claque pas de fric
Sur commande, en automatique.
D’ailleurs dans mes poches, y a des ronces,
Je peux pas fouiller dedans, ça pique.
A la Saint-Valentin, je pionce.
Darling, cet amour qu’on pratique
Se nourrit d’attentions absconses,
Pas de cadeaux psychédéliques.
A la Saint-Valentin, je pionce.
Qu’on nous ressert, qu’on nous enfonce
Dans la calebasse, à coups de trique.
« Si tu l’aimes, tu raques », on t’annonce.
Je suis allergique aux coups de semonce :
« Si t’es rat, t’es largué, t’abdiques
Ta vie sexuelle ». Moi, no panic,
A la Saint-Valentin, je pionce.
Y a des cœurs dans toutes les boutiques,
Y a des paillettes, du strass, des pics
De foule, les mecs se défoncent
Pour trouver le truc trop mythique
Qui fera fondre leur pouffe magnifique.
Si jamais la chérie, elle fronce
Un sourcil, ça y est c’est critique.
A la Saint-Valentin, je pionce.
Heureusement pour moi, ma tactique
Convient à ma femme : on applique
Les mêmes principes et on se dit qu’on se
Fait pas de cadeaux, qu’on claque pas de fric
Sur commande, en automatique.
D’ailleurs dans mes poches, y a des ronces,
Je peux pas fouiller dedans, ça pique.
A la Saint-Valentin, je pionce.
Darling, cet amour qu’on pratique
Se nourrit d’attentions absconses,
Pas de cadeaux psychédéliques.
A la Saint-Valentin, je pionce.
mardi 9 février 2010
Repos du guerrier
A la lueur d’un brasier fondant,
Les ombres s’affaissent,
Dans le noir délaissent
Leurs outils sauvages, contondants.
La nuit est venue,
La fatigue fatale est tombée,
Ce groupe d’ours dort comme un bébé,
Livrant des fronts nus.
Le sommeil écrase
La troupe de furieux étripeurs,
Plongés dans la soyeuse torpeur,
Les crimes s’envasent
Ils s’enfoncent sous le poids des corps,
Emportent les morts et les remords,
La nuit tout arase.
Les ombres s’affaissent,
Dans le noir délaissent
Leurs outils sauvages, contondants.
La nuit est venue,
La fatigue fatale est tombée,
Ce groupe d’ours dort comme un bébé,
Livrant des fronts nus.
Le sommeil écrase
La troupe de furieux étripeurs,
Plongés dans la soyeuse torpeur,
Les crimes s’envasent
Ils s’enfoncent sous le poids des corps,
Emportent les morts et les remords,
La nuit tout arase.
dimanche 7 février 2010
Vénus tétrapyre 2
Je continue à réfléchir à ce jeu de Bayonetta. Une chose assez originale là-dedans est le rôle des cheveux : Bayonetta porte une combinaison de cuir qui – astuce ! – est en fait constituée de sa chevelure, dont elle fait ce qu’elle veut.
De fait, elle s’en sert surtout pour effectuer des coups spéciaux : elle la modelant en poing et en pied géants ou en monstres divers afin de laminer l’adversaire. Bien entendu, ça donne lieu à toutes sortes de déshabillés, puisque ses cheveux ne peuvent pas à la fois la vêtir et concasser des titans. Au risque de faire de la psychologie de comptoir, il est intéressant de constater qu’une
des armes les plus puissantes de Bayonnetta, c’est sa chevelure. Or il s’agit d’un moyen de séduction bien connu, avec un caractère d’animalité marqué. Concomitamment, on peut dire que c’est quand elle est nue qu’elle est la plus efficace.
Le parallèle entre séduction et tuerie est donc permanent ; en miroir, du côté des victimes, de caractère plutôt masculin, on trouve le parallèle entre beauté et danger. Faut-il le comprendre comme une revanche de la femme ou comme un propos sexiste ? De manière prosaïque, il me semble qu’il s’agit pour l’entreprise qui produit le jeu d’accrocher le joueur (toujours un homme pour ces jeux-là) de deux façons : en lui présentant une femme irrésistible et outrageusement séductrice, qui lui fournit par ailleurs une puissance de destruction spectaculaire.
Maintenant, pourquoi un homme se plaît-il à jouer un personnage ultra-féminin ? S’agit-il de réaliser un fantasme inconscient en se glissant dans la peau d’une femme idéale ou s’agit-il du plaisir de la commander, de faire d’une telle femme sa créature ? En effet, le joueur maîtrise presque tous les mouvements du personnage, c’est l’objet même de ce type de jeu. Ou s’agit-il simplement de se rincer l’œil tout en laissant libre cours à des envies de destruction ? Un peu des trois, je dirais, à différents niveaux de conscience.
Dernière remarque : le jeu reprend une inversion désormais classique dans les jeux vidéo où on incarne un « méchant » (une sorcière) qui doit exterminer des « gentils » (les anges). Cependant, c’est fait de telle sorte qu’on a beaucoup plus envie d’être du côté de la méchante que de celui des gentils : elle est séduisante et ils sont monstrueux.
De fait, elle s’en sert surtout pour effectuer des coups spéciaux : elle la modelant en poing et en pied géants ou en monstres divers afin de laminer l’adversaire. Bien entendu, ça donne lieu à toutes sortes de déshabillés, puisque ses cheveux ne peuvent pas à la fois la vêtir et concasser des titans. Au risque de faire de la psychologie de comptoir, il est intéressant de constater qu’une
des armes les plus puissantes de Bayonnetta, c’est sa chevelure. Or il s’agit d’un moyen de séduction bien connu, avec un caractère d’animalité marqué. Concomitamment, on peut dire que c’est quand elle est nue qu’elle est la plus efficace.Le parallèle entre séduction et tuerie est donc permanent ; en miroir, du côté des victimes, de caractère plutôt masculin, on trouve le parallèle entre beauté et danger. Faut-il le comprendre comme une revanche de la femme ou comme un propos sexiste ? De manière prosaïque, il me semble qu’il s’agit pour l’entreprise qui produit le jeu d’accrocher le joueur (toujours un homme pour ces jeux-là) de deux façons : en lui présentant une femme irrésistible et outrageusement séductrice, qui lui fournit par ailleurs une puissance de destruction spectaculaire.
Maintenant, pourquoi un homme se plaît-il à jouer un personnage ultra-féminin ? S’agit-il de réaliser un fantasme inconscient en se glissant dans la peau d’une femme idéale ou s’agit-il du plaisir de la commander, de faire d’une telle femme sa créature ? En effet, le joueur maîtrise presque tous les mouvements du personnage, c’est l’objet même de ce type de jeu. Ou s’agit-il simplement de se rincer l’œil tout en laissant libre cours à des envies de destruction ? Un peu des trois, je dirais, à différents niveaux de conscience.
Dernière remarque : le jeu reprend une inversion désormais classique dans les jeux vidéo où on incarne un « méchant » (une sorcière) qui doit exterminer des « gentils » (les anges). Cependant, c’est fait de telle sorte qu’on a beaucoup plus envie d’être du côté de la méchante que de celui des gentils : elle est séduisante et ils sont monstrueux.
mercredi 3 février 2010
Vénus tétrapyre
Pour faire suite au poème sur Bayonetta, je veux souligner ici quelques aspects du jeu qui m’ont fait réfléchir. Tout d’abord, présentation en deux mots : Bayonetta est une sorcière, héroïne d’un jeu de baston sur Playstation 3 et XBox 360, de conception japonaise. Tout en finesse, il s’agit de dégommer des ennemis en grand nombre, grâce à des techniques d’arts martiaux et des armes diverses.
Pourquoi en parler ici ? C’est qu’il s’agit d’un objet somme toute intrigant, dont plusieurs détails m’ont frappé.

Tout d’abord le caractère excessivement sexuel du personnage, qui saute aux yeux : Bayonetta est une bombe. Les concepteurs du jeu ont joué cette carte, là encore, tout en finesse, puisque la demoiselle se déhanche à se coller des hernies et passe son temps une sucette à la bouche. Bon, jusque là, rien de bien nouveau, Lara Croft était déjà sur cette veine il y a dix ans.
C’est aussi le cas concernant les proportions de Bayonnetta. On connaissait les proportions impossibles de Barbie, on est là dans le même ordre d’idées. Les jambes notamment du personnage sont démesurées. Ce qui est drôle, c’est qu’elle a une très petite tête. N’en tirons pas de conclusions hâtives sur les goûts des joueurs auxquels le produit s’adresse… En tout cas, ça contribue à lui donner un air étrange, presque monstrueux.
Cela dit, les joueurs ne sont pas complètement dupes du versant sexuel : sur les forums, ils soulignent ce point mais passent très vite à des considérations techniques sur la jouabilité etc.
Plus spécial, l’esthétique. Je trouve très réussi ce genre néo-gothique féérique très exubérant : les décors comme le personnage de Bayonetta parlent vraiment à l’imagination. Elle a une coiffure un peu bizarre, qui fait penser aux Espagnoles du siècle dernier. Et surtout, elle a des lunettes. Alors ça, ça m’a scié. Une égérie sexuelle, clairement un fantasme digital, avec des lunettes !
Donc j’ai fait une recherche sur Internet pour voir un peu la réaction des gens. Les joueurs, manifestement, s’en foutent un peu. En revanche, j’ai vu sur certains blogs consacrés à la mode que Bayonetta avait parfaitement flairé la tendance et s’était équipée de l’accessoire indispensable de la saison. Me voilà donc renvoyé à ma ringarditude stylistique. Soit dit en passant, ses lunettes doivent être soudées à sa boîte crânienne, je ne vois pas sinon comment elle pourrait faire sa petite gymnastique sans les faire valser.
J’ai aussi été frappé (oui) par certains coups spéciaux et accessoires de Bayonnetta : les pistolets dans les talons, les invocations pharaoniques à base de cheveux démoniaques, tout ça contribue à mettre en forme un univers très attrayant pour l’œil, même s’il est visiblement un peu stérile à la longue. Mais, que diable, nous sommes dans un jeu vidéo tout de même.
Autre point frappant : le nom. « Bayonetta » évoque un mélange de violence sanglante, de baby-doll et, peut-être aussi, de France, ou d’histoire. Je ne me rends pas très bien compte de la connotation du mot en anglais. En tout cas, c’est magnifiquement trouvé et ça colle parfaitement au personnage. A propos de linguistique, dans les vidéos en anglais que j’ai vues, Bayonetta parle avec un accent… anglais. Non, ça n’est pas une évidence car les accents sont plutôt américains dans les jeux vidéo. Mais il semble que les concepteurs aient voulu donner une teinte un peu historique, voire antique, au personnage, sans doute pour renforcer son côté venu du fond des temps.
Enfin, dernier point, c’est cette vidéo. Il y a un type, peut-être au Japon vu son pseudo, qui a fait tout le jeu sans pratiquement prendre un seul coup. Je n’ose imaginer le temps qu’il y a passé. Voulant faire profiter l’humanité de ses exploits, il a tout filmé et tout mis sur Internet. Voilà un système qui m’échappe.
Pour conclure, cette découverte a été pour moi un carambolage avec un univers passablement étrange, que je décrirai comme cupide-kitsch-sexy-autiste, mais comportant des aspects fascinants. Le soin avec lequel le personnage est construit, dans un but de séduction aussi brutale que ses combats, est frappant. Derrière les apparences raffinées, on nage dans l’animalité brute. A tel point que ça m’a fait venir un poème.
Pourquoi en parler ici ? C’est qu’il s’agit d’un objet somme toute intrigant, dont plusieurs détails m’ont frappé.

Tout d’abord le caractère excessivement sexuel du personnage, qui saute aux yeux : Bayonetta est une bombe. Les concepteurs du jeu ont joué cette carte, là encore, tout en finesse, puisque la demoiselle se déhanche à se coller des hernies et passe son temps une sucette à la bouche. Bon, jusque là, rien de bien nouveau, Lara Croft était déjà sur cette veine il y a dix ans.
C’est aussi le cas concernant les proportions de Bayonnetta. On connaissait les proportions impossibles de Barbie, on est là dans le même ordre d’idées. Les jambes notamment du personnage sont démesurées. Ce qui est drôle, c’est qu’elle a une très petite tête. N’en tirons pas de conclusions hâtives sur les goûts des joueurs auxquels le produit s’adresse… En tout cas, ça contribue à lui donner un air étrange, presque monstrueux.
Cela dit, les joueurs ne sont pas complètement dupes du versant sexuel : sur les forums, ils soulignent ce point mais passent très vite à des considérations techniques sur la jouabilité etc.
Plus spécial, l’esthétique. Je trouve très réussi ce genre néo-gothique féérique très exubérant : les décors comme le personnage de Bayonetta parlent vraiment à l’imagination. Elle a une coiffure un peu bizarre, qui fait penser aux Espagnoles du siècle dernier. Et surtout, elle a des lunettes. Alors ça, ça m’a scié. Une égérie sexuelle, clairement un fantasme digital, avec des lunettes !
Donc j’ai fait une recherche sur Internet pour voir un peu la réaction des gens. Les joueurs, manifestement, s’en foutent un peu. En revanche, j’ai vu sur certains blogs consacrés à la mode que Bayonetta avait parfaitement flairé la tendance et s’était équipée de l’accessoire indispensable de la saison. Me voilà donc renvoyé à ma ringarditude stylistique. Soit dit en passant, ses lunettes doivent être soudées à sa boîte crânienne, je ne vois pas sinon comment elle pourrait faire sa petite gymnastique sans les faire valser.
J’ai aussi été frappé (oui) par certains coups spéciaux et accessoires de Bayonnetta : les pistolets dans les talons, les invocations pharaoniques à base de cheveux démoniaques, tout ça contribue à mettre en forme un univers très attrayant pour l’œil, même s’il est visiblement un peu stérile à la longue. Mais, que diable, nous sommes dans un jeu vidéo tout de même.Autre point frappant : le nom. « Bayonetta » évoque un mélange de violence sanglante, de baby-doll et, peut-être aussi, de France, ou d’histoire. Je ne me rends pas très bien compte de la connotation du mot en anglais. En tout cas, c’est magnifiquement trouvé et ça colle parfaitement au personnage. A propos de linguistique, dans les vidéos en anglais que j’ai vues, Bayonetta parle avec un accent… anglais. Non, ça n’est pas une évidence car les accents sont plutôt américains dans les jeux vidéo. Mais il semble que les concepteurs aient voulu donner une teinte un peu historique, voire antique, au personnage, sans doute pour renforcer son côté venu du fond des temps.
Enfin, dernier point, c’est cette vidéo. Il y a un type, peut-être au Japon vu son pseudo, qui a fait tout le jeu sans pratiquement prendre un seul coup. Je n’ose imaginer le temps qu’il y a passé. Voulant faire profiter l’humanité de ses exploits, il a tout filmé et tout mis sur Internet. Voilà un système qui m’échappe.
Pour conclure, cette découverte a été pour moi un carambolage avec un univers passablement étrange, que je décrirai comme cupide-kitsch-sexy-autiste, mais comportant des aspects fascinants. Le soin avec lequel le personnage est construit, dans un but de séduction aussi brutale que ses combats, est frappant. Derrière les apparences raffinées, on nage dans l’animalité brute. A tel point que ça m’a fait venir un poème.
vendredi 29 janvier 2010
Bayonetta
Sveltesse, souplesse, finesse
Paire de fesses
La sorcière néo-gothique
Rapplique
Et applique
Ses recettes nouvelles
Aux anges à ailes
De papier crépon
Qu’elle taille en chiffons.
Derrière ses lunettes
De chef de service
Elle distribue les sévices
Comme sucettes
Et caresse les vices
De ses mignons,
Tout en faisant pleuvoir les gnons.
Exhibant ses sphères,
Déroulant sa tignasse,
Elle massacre hardiment,
C’est dégueulasse,
Les hordes des enfers
Célestes, nous enseignant comment
Evacuer, éparpiller, atomiser
La piétaille
En jetant son kiai
Vaillamment,
Tout en racolant.
Paire de fesses
La sorcière néo-gothique
Rapplique
Et applique
Ses recettes nouvelles
Aux anges à ailes
De papier crépon
Qu’elle taille en chiffons.
Derrière ses lunettes
De chef de service
Elle distribue les sévices
Comme sucettes
Et caresse les vices
De ses mignons,
Tout en faisant pleuvoir les gnons.
Exhibant ses sphères,
Déroulant sa tignasse,
Elle massacre hardiment,
C’est dégueulasse,
Les hordes des enfers
Célestes, nous enseignant comment
Evacuer, éparpiller, atomiser
La piétaille
En jetant son kiai
Vaillamment,
Tout en racolant.
mardi 26 janvier 2010
samedi 23 janvier 2010
Carcajou
Tapi dans la pénombre,
Le fauve, nez à terre,
Flaire, interroge l’air,
Lève une oreille sombre.
La furie qui l'habite
A retrouvé sa proie
Et son calme s'accroît
Et sa viande s'agite.
Dessous la peau nerveuse
Un phénomène affreux
A lieu. Des tranchants bleus
Pointent. L’aube est radieuse.
Surbond de loup-garou,
Trois tantos, au sommet
D’une courbe jamais
Emue, cherchent un cou.
Le fauve, nez à terre,
Flaire, interroge l’air,
Lève une oreille sombre.
La furie qui l'habite
A retrouvé sa proie
Et son calme s'accroît
Et sa viande s'agite.
Dessous la peau nerveuse
Un phénomène affreux
A lieu. Des tranchants bleus
Pointent. L’aube est radieuse.
Surbond de loup-garou,
Trois tantos, au sommet
D’une courbe jamais
Emue, cherchent un cou.
mardi 19 janvier 2010
samedi 9 janvier 2010
vendredi 8 janvier 2010
Aérotueur
Libellule
Aéronef des fées
Fauve sans frisson
Armé pour le carnage
Comme tes couleurs irisées
Me délicent sous le soleil !
Tu fonds le long d'une ligne,
Calligraphie de l'herbe,
Sur un point vivant,
Butin grippé dans tes pinces
Enlevé dans un filet d'air.
Aéronef des fées
Fauve sans frisson
Armé pour le carnage
Comme tes couleurs irisées
Me délicent sous le soleil !
Tu fonds le long d'une ligne,
Calligraphie de l'herbe,
Sur un point vivant,
Butin grippé dans tes pinces
Enlevé dans un filet d'air.
samedi 12 décembre 2009
Fisherman's Friend
Tombé sur une petite pépite aujourd'hui : "Blood & Alphabet Soup" de Marcy Playground. Pas de texte au-delà du titre mais ça dégage les bronches et rappelle le bon son de Nirvana.
Dispo sur Deezer.
Dispo sur Deezer.
vendredi 11 décembre 2009
Soif
Je veux être un fleuve africain
Au cours gigantesque et torride,
Langui comme une plaine humide
Sous la main d’un soleil d’étain.
A l’angle où mon delta se forme
Je me divise en mille fils,
Dans mille virages m’enfile,
Liant des entrelacs énormes.
Non, je ne connais pas le choix :
Quand des creux m’appellent, je glisse
Vers eux tous ensemble et l’eau lisse
Se fend, mille bras, mille doigts.
Je vis mille vies étalées
Sous le soleil qui fait la moue,
Et je suis tous mes rêves flous,
Puis me mêle à l’amer salé.
Au cours gigantesque et torride,
Langui comme une plaine humide
Sous la main d’un soleil d’étain.
A l’angle où mon delta se forme
Je me divise en mille fils,
Dans mille virages m’enfile,
Liant des entrelacs énormes.
Non, je ne connais pas le choix :
Quand des creux m’appellent, je glisse
Vers eux tous ensemble et l’eau lisse
Se fend, mille bras, mille doigts.
Je vis mille vies étalées
Sous le soleil qui fait la moue,
Et je suis tous mes rêves flous,
Puis me mêle à l’amer salé.
jeudi 12 novembre 2009
Regrets éternels
A la surface de l’étang,
Remontent quelquefois crever
Pâles bulles du fond des temps
A leurs profondeurs enlevées.
Des rêves atrophiés reviennent
Sentant fort la fleur d’oranger,
Ils me font rire et me font peine
Car je ne peux plus me changer.
Je voulais être chorégraphe
Mais voilà, la page est tournée,
Chef d’orchestre, auteur polygraphe,
Las, on se perd aussitôt né.
Remontent quelquefois crever
Pâles bulles du fond des temps
A leurs profondeurs enlevées.
Des rêves atrophiés reviennent
Sentant fort la fleur d’oranger,
Ils me font rire et me font peine
Car je ne peux plus me changer.
Je voulais être chorégraphe
Mais voilà, la page est tournée,
Chef d’orchestre, auteur polygraphe,
Las, on se perd aussitôt né.
mercredi 4 novembre 2009
Les Bienveillantes
NB : ce billet donne des informations sur le contenu du livre.
J’ai fini récemment « Les Bienveillantes ».
J’ai longtemps hésité, craignant d’y trouver des horreurs mais on m’a dit qu’il y avait plein de choses historiques à apprendre et ça m’a décidé. Finalement, je n’ai pas été déçu : certaines scènes sont presque insoutenables et il faut s’y préparer. Cependant, elles ne sont pas nombreuses.
Globalement, qu’est-ce que j’en retiens ? C’est un livre exceptionnel.
Sur le plan de la langue, c’est simple et sobre dans l’ensemble. Pas très marquant de ce point de vue mais ça colle bien au personnage du narrateur.
Sur le plan historique, c’est très instructif : sur le déroulement de la guerre à l’Est, sur le fonctionnement de la SS et de l’Allemagne nazie, notamment l’importance des convictions personnelles, les jeux de pouvoir entre hauts responsables et entre organisations, ainsi que l’évolution dans le temps des doctrines et des pratiques.
C’est sur le plan psychologique et humain que le livre pèse très lourd. Se mettre dans la peau d’un bourreau qui n’est pas « antisémite émotionnel », comme il le dit, c’est troublant. Et ce qui est fascinant, c’est de comprendre le fonctionnement interne du narrateur, SS et être humain.
Le livre donne très fortement l’impression que le « problème juif » est effectivement un simple problème et « la solution finale » une simple solution. Le génocide n’est alors plus qu’une solution pragmatique, brutale mais devenue nécessaire vu l’évolution des choses, à un problème jugé grave.
Bon, on est bien d’accord, c’est un roman, il y a eu autant de cas que de personnes etc. mais une fois ces doutes pris en compte, ce portrait d’un type ni primitif ni haineux mais qui joue quand même un rôle actif dans le génocide industriel du siècle est assez crédible.
Virage
En écrivant ce billet, je change d’avis. J’allais dire que c’est un type comme un autre, entraîné dans l’immondice comme chacun aurait pu l’être, mais je me ravise : les passages sur sa vie personnelle, que j’ai trouvés plutôt ennuyeux et assez écœurants, donnent à penser que ce type est fou. Dans les autres passages du texte, son sens du devoir à lame diamantée pointe dans la même direction, de même que son ambition personnelle écrasant sa compassion.
C’est peut-être sur ce point que sa folie éclate et pourtant, dans son métier de militaire, le narrateur est très rationnel. Toutefois, il assiste et participe à des massacres innommables mais il prend sur lui : la folie émerge au moment où, au lieu d’écouter sa pitié, il se détourne pour cesser de l’éprouver, comme pour un mauvais moment à surmonter.
A ce titre, la tirade de sa sœur (pages 1247-48 de l’édition Folio) est déroutante et lumineuse : elle dit que les Allemands ont voulu tuer le Juif en eux, pour accéder à une forme de pureté. Ça me mène à proposer cette définition du nazisme :
- un objectif dément : un idéal de pureté, qui trouve toujours au sein du groupe un sous-groupe souillé qu’il faut éliminer. D’abord les Juifs, les Tsiganes, les homosexuels, les malades mentaux. Puis les Polonais, puis qui après ?
- un moyen rationnel : la violence industrialisée. C’est la raison au service de la folie.
Donc on trouve des signes de folie assez criants chez le narrateur.
Et pourtant je suis d’accord quand il écrit que bien peu seraient entrés en résistance dans le contexte de l’époque en Allemagne. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en France. Mais entre prendre le maquis, cacher des Juifs, rester passif, soutenir le régime, collaborer et devenir officier SS, on a toute une palette de réactions possibles. Et là, on peut constater que bien peu sont effectivement devenus officiers SS.
Trouble
Pour finir, je veux mentionner l’ouverture du livre, que je trouve véritablement impressionnante. Le narrateur y explique qu’en temps de guerre, tout homme perd le droit de vivre mais aussi celui de ne pas tuer. On peut objecter qu’il est différent de tuer un militaire au combat et un civil désarmé mais cette nuance ne tient pas dans un contexte de guerre ; elle ne sert qu’à justifier la morale des vainqueurs.
C’est un exemple des quelques passages exceptionnels qui parsèment le livre et qui sèment le doute. Finalement, le tour de force de l'auteur, c'est de faire tenir par un fou un discours rationnel presque convaincant.
J’ai fini récemment « Les Bienveillantes ».
J’ai longtemps hésité, craignant d’y trouver des horreurs mais on m’a dit qu’il y avait plein de choses historiques à apprendre et ça m’a décidé. Finalement, je n’ai pas été déçu : certaines scènes sont presque insoutenables et il faut s’y préparer. Cependant, elles ne sont pas nombreuses.
Globalement, qu’est-ce que j’en retiens ? C’est un livre exceptionnel.
Sur le plan de la langue, c’est simple et sobre dans l’ensemble. Pas très marquant de ce point de vue mais ça colle bien au personnage du narrateur.
Sur le plan historique, c’est très instructif : sur le déroulement de la guerre à l’Est, sur le fonctionnement de la SS et de l’Allemagne nazie, notamment l’importance des convictions personnelles, les jeux de pouvoir entre hauts responsables et entre organisations, ainsi que l’évolution dans le temps des doctrines et des pratiques.
C’est sur le plan psychologique et humain que le livre pèse très lourd. Se mettre dans la peau d’un bourreau qui n’est pas « antisémite émotionnel », comme il le dit, c’est troublant. Et ce qui est fascinant, c’est de comprendre le fonctionnement interne du narrateur, SS et être humain.
Le livre donne très fortement l’impression que le « problème juif » est effectivement un simple problème et « la solution finale » une simple solution. Le génocide n’est alors plus qu’une solution pragmatique, brutale mais devenue nécessaire vu l’évolution des choses, à un problème jugé grave.
Bon, on est bien d’accord, c’est un roman, il y a eu autant de cas que de personnes etc. mais une fois ces doutes pris en compte, ce portrait d’un type ni primitif ni haineux mais qui joue quand même un rôle actif dans le génocide industriel du siècle est assez crédible.
Virage
En écrivant ce billet, je change d’avis. J’allais dire que c’est un type comme un autre, entraîné dans l’immondice comme chacun aurait pu l’être, mais je me ravise : les passages sur sa vie personnelle, que j’ai trouvés plutôt ennuyeux et assez écœurants, donnent à penser que ce type est fou. Dans les autres passages du texte, son sens du devoir à lame diamantée pointe dans la même direction, de même que son ambition personnelle écrasant sa compassion.
C’est peut-être sur ce point que sa folie éclate et pourtant, dans son métier de militaire, le narrateur est très rationnel. Toutefois, il assiste et participe à des massacres innommables mais il prend sur lui : la folie émerge au moment où, au lieu d’écouter sa pitié, il se détourne pour cesser de l’éprouver, comme pour un mauvais moment à surmonter.
A ce titre, la tirade de sa sœur (pages 1247-48 de l’édition Folio) est déroutante et lumineuse : elle dit que les Allemands ont voulu tuer le Juif en eux, pour accéder à une forme de pureté. Ça me mène à proposer cette définition du nazisme :
- un objectif dément : un idéal de pureté, qui trouve toujours au sein du groupe un sous-groupe souillé qu’il faut éliminer. D’abord les Juifs, les Tsiganes, les homosexuels, les malades mentaux. Puis les Polonais, puis qui après ?
- un moyen rationnel : la violence industrialisée. C’est la raison au service de la folie.
Donc on trouve des signes de folie assez criants chez le narrateur.
Et pourtant je suis d’accord quand il écrit que bien peu seraient entrés en résistance dans le contexte de l’époque en Allemagne. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en France. Mais entre prendre le maquis, cacher des Juifs, rester passif, soutenir le régime, collaborer et devenir officier SS, on a toute une palette de réactions possibles. Et là, on peut constater que bien peu sont effectivement devenus officiers SS.
Trouble
Pour finir, je veux mentionner l’ouverture du livre, que je trouve véritablement impressionnante. Le narrateur y explique qu’en temps de guerre, tout homme perd le droit de vivre mais aussi celui de ne pas tuer. On peut objecter qu’il est différent de tuer un militaire au combat et un civil désarmé mais cette nuance ne tient pas dans un contexte de guerre ; elle ne sert qu’à justifier la morale des vainqueurs.
C’est un exemple des quelques passages exceptionnels qui parsèment le livre et qui sèment le doute. Finalement, le tour de force de l'auteur, c'est de faire tenir par un fou un discours rationnel presque convaincant.
mardi 27 octobre 2009
TV
Depuis qu’on a ouvert
La boîte de Pandore,
On ne met plus le nez dehors
Et on ne met plus le couvert.
Le carré lumineux
Nous visse au canapé.
Ce crâne n’est plus occupé,
On y stocke un rata neuneu.
Le gavage est poussé,
Le cerveau est obèse,
Gonflé de sodas, de foutaises,
Paralytique et varicé.
La métaphore est crue
Mais l’humain est réduit
A l’état de triste conduit :
Ordure à l'entrée et au cul.
La boîte de Pandore,
On ne met plus le nez dehors
Et on ne met plus le couvert.
Le carré lumineux
Nous visse au canapé.
Ce crâne n’est plus occupé,
On y stocke un rata neuneu.
Le gavage est poussé,
Le cerveau est obèse,
Gonflé de sodas, de foutaises,
Paralytique et varicé.
La métaphore est crue
Mais l’humain est réduit
A l’état de triste conduit :
Ordure à l'entrée et au cul.
jeudi 1 octobre 2009
Pollock avait raison.
Je reviens aujourd’hui sur un billet écrit il y a presque un an, où je me demandais si l’espèce humaine existe.
Faisons le grand écart pour examiner l’ascidie. Qu’es-aco ? Internet nous éclaire de la lumière crue du savoir scientifique en nous indiquant qu’il s’agit d’un tunicier fixé. En termes plus intelligibles, il s’agit d’un petit invertébré aquatique en forme d’outre, qui vit fixé sur les rochers.
Cette bestiole discrète présente deux particularités fascinantes. Tout d’abord, elle est partiellement constituée de cellulose. C’est fort parce que cette molécule se rencontre d’habitude chez les plantes.
Plus fort encore, le génome de l’ascidie est marqué par le croisement de deux lignées, celles des chordés, dont font partie les vertébrés, et celles des oursins.
Quel lièvre cela lève-t-il ? Ça renforce le caractère flou des limites entre espèces. L’article du New Scientist explique que le milieu aquatique se prête à ce genre de cocktail, puisque les œufs et le sperme de toutes sortes d’espèces s'y mélangent gaiement. Ce qui est frappant, c’est que des chimères de lignées très différentes puissent être des succès. Par définition, deux espèces différentes ne sont pas interfertiles, a fortiori deux espèces de lignées différentes. Quand il y a interfertilité, comme chez le cheval et l’âne, le rejeton est stérile. Le New Scientist fait cependant l’analogie avec les mutations, qui sont généralement des échecs mais peuvent donner lieu à de francs succès.
Pour conclure, mon billet précédent sur les limites d'une espèce évoquait l’interdépendance de l’humain et de son microbiote, ainsi que le fait que nous soyons finalement un amas de cellules autrefois autonomes et aujourd'hui spécialisées et interdépendantes. Voilà que notre vision des espèces se trouble encore, puisque l’article du New Scientist conclut que l’histoire des espèces ressemblerait moins à un arbre qu’à un fouillis de fils entrecroisés.
Cela peut faire penser aux oeuvres de Pollock, qui disait : « je suis la nature ».
Lien vers l’article du New Scientist
Lien vers l’article de Wikipedia sur les ascidies
Anatomie d’une ascidie sur Encarta (interdit aux moins de 12 ans)
L’article de Wikipedia sur Pollock et le délicieux concept d’« autosimilarité statistique »
Faisons le grand écart pour examiner l’ascidie. Qu’es-aco ? Internet nous éclaire de la lumière crue du savoir scientifique en nous indiquant qu’il s’agit d’un tunicier fixé. En termes plus intelligibles, il s’agit d’un petit invertébré aquatique en forme d’outre, qui vit fixé sur les rochers.Cette bestiole discrète présente deux particularités fascinantes. Tout d’abord, elle est partiellement constituée de cellulose. C’est fort parce que cette molécule se rencontre d’habitude chez les plantes.
Plus fort encore, le génome de l’ascidie est marqué par le croisement de deux lignées, celles des chordés, dont font partie les vertébrés, et celles des oursins.
Quel lièvre cela lève-t-il ? Ça renforce le caractère flou des limites entre espèces. L’article du New Scientist explique que le milieu aquatique se prête à ce genre de cocktail, puisque les œufs et le sperme de toutes sortes d’espèces s'y mélangent gaiement. Ce qui est frappant, c’est que des chimères de lignées très différentes puissent être des succès. Par définition, deux espèces différentes ne sont pas interfertiles, a fortiori deux espèces de lignées différentes. Quand il y a interfertilité, comme chez le cheval et l’âne, le rejeton est stérile. Le New Scientist fait cependant l’analogie avec les mutations, qui sont généralement des échecs mais peuvent donner lieu à de francs succès.
Pour conclure, mon billet précédent sur les limites d'une espèce évoquait l’interdépendance de l’humain et de son microbiote, ainsi que le fait que nous soyons finalement un amas de cellules autrefois autonomes et aujourd'hui spécialisées et interdépendantes. Voilà que notre vision des espèces se trouble encore, puisque l’article du New Scientist conclut que l’histoire des espèces ressemblerait moins à un arbre qu’à un fouillis de fils entrecroisés.Cela peut faire penser aux oeuvres de Pollock, qui disait : « je suis la nature ».
Lien vers l’article du New Scientist
Lien vers l’article de Wikipedia sur les ascidies
Anatomie d’une ascidie sur Encarta (interdit aux moins de 12 ans)
L’article de Wikipedia sur Pollock et le délicieux concept d’« autosimilarité statistique »
vendredi 21 août 2009
La libellule est vorace
Dans une vie antérieure,
Le long de l’Euphrate,
Chassant l’odonate,
Je faisais l’explorateur.
Les bleus rameaux voltigeurs
Toujours me narguaient,
Parisien pas gai
Perdu dans les ergs songeurs.
La morne plaine assyrienne
Ne me valait rien,
Me brisait les reins,
Je traînais mon âme en peine.
Mais un soir à Babylone,
Comme je m’offrais
Un coup d’arak frais
Pour oublier ma maldonne,
Je tombai du petit pouf
Qui me soutenait,
Ravi comme un niais
Par une splendide pouffe.
Ce fut comme un avatar
D’un amour passé,
Le cœur transpercé,
Je m’allumai comme un phare.
Mariam avait un minois
Au teint olivâtre,
Chauffait comme un âtre
Une vieille plaie en moi.
Comme la première fois
Elle m’enjôla,
A moi se colla,
Cirrhose au cœur et au foie.
Balises : minois, voltigeur, avatar, assyrien (des explications ici)
Le long de l’Euphrate,
Chassant l’odonate,
Je faisais l’explorateur.
Les bleus rameaux voltigeurs
Toujours me narguaient,
Parisien pas gai
Perdu dans les ergs songeurs.
La morne plaine assyrienne
Ne me valait rien,
Me brisait les reins,
Je traînais mon âme en peine.
Mais un soir à Babylone,
Comme je m’offrais
Un coup d’arak frais
Pour oublier ma maldonne,
Je tombai du petit pouf
Qui me soutenait,
Ravi comme un niais
Par une splendide pouffe.
Ce fut comme un avatar
D’un amour passé,
Le cœur transpercé,
Je m’allumai comme un phare.
Mariam avait un minois
Au teint olivâtre,
Chauffait comme un âtre
Une vieille plaie en moi.
Comme la première fois
Elle m’enjôla,
A moi se colla,
Cirrhose au cœur et au foie.
Balises : minois, voltigeur, avatar, assyrien (des explications ici)
dimanche 9 août 2009
Fatigue
Tombé comme une comète
D’un ciel mutique,
Vishnu se gratte la tête
C’est comme un tic.
Cent avatars, c’est bien trop
Il en a marre,
Il veut se coucher, au trot,
Se sent flemmard.
Mais son immortalité
Ne lâche pas,
Dieu vaste hiver comme été,
Pas de trépas.
Dans un tombeau assyrien
Il veut pourrir.
Un dieu aspirant au rien,
Ça prête à rire.
Vishnu est volontariste,
Il s’étend là,
Mais une puce hindouiste
Le mord au bras.
Balises : avatar, assyrien, comète, puce (des explications ici)
D’un ciel mutique,
Vishnu se gratte la tête
C’est comme un tic.
Cent avatars, c’est bien trop
Il en a marre,
Il veut se coucher, au trot,
Se sent flemmard.
Mais son immortalité
Ne lâche pas,
Dieu vaste hiver comme été,
Pas de trépas.
Dans un tombeau assyrien
Il veut pourrir.
Un dieu aspirant au rien,
Ça prête à rire.
Vishnu est volontariste,
Il s’étend là,
Mais une puce hindouiste
Le mord au bras.
Balises : avatar, assyrien, comète, puce (des explications ici)
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